Kel

Andréa Schwartz

Bonjour à toutes et à tous! Cette semaine s’achève, nous entrons dans le mois de mai. Les beaux jours reviennent et pourtant les conditions actuelles ne nous permettent pas d’en profiter. Pour permettre à votre esprit de s’évader, je vous propose de vous plonger dans la saga Kel. L’auteure Andréa Schwartz a créé une petite pépite de fantasy.

Kel est une saga publiée aux éditions Rebelle. Le premier tome, Noir et Blanc, est sorti en 2013 et je l’ai découvert en 2014 au Salon du Livre de Paris. Depuis, quatre autres tomes ont été publiés.

Tome 2 : Le Loup blanc

Tome 3 : La Ronde de l’Aigle

Tome 4 : Le Général Taureau

Tome 5 : Le Dragon d’argent (sorti le 31/03/2020 !)

Tout commence en Royaume Kel’bai, Royaume des Cheveux-Noirs, au Sud. Shelun n’est encore une enfant, mais en revenant du marché elle découvre son village mis à sac et brûlé par les Kel’yun, les Cheveux-Blancs (venant du nord). Tous les habitants ont été assassinés. Sa famille n’est plus… Sauvée par un sang-mêlé du nom de Ieran, elle apprend à se battre dans le seul but de se venger. L’occasion se présente lorsque les Deux-Empereurs annoncent une nouvelle guerre et que l’armée cherche à recruter des jeunes gens. Elle se travestit et intègre l’armée. Faisant fi des moqueries sur son apparence d’homme gracile, elle parvient à s’élever très rapidement au rang d’aide de camp grâce à son courage et sa détermination. Son monde bascule lorsque les circonstances l’amènent à s’éprendre d’un Kel’yon. Trahira-t-elle les siens pour un de ceux qu’elle considère comme des êtres sanguinaires ?

Le rythme du récit reste soutenu sur les cinq tomes. Les personnages sont très nombreux, accrochez-vous ! Le tome 1 et 3 tournent beaucoup autour de Shelun, mais les tomes 2, 4 et 5 se diversifient. On en apprend davantage sur Ieran le sang-mêlé (tomes 4 et 5).

Le monde pardonnait tout à un joli visage.

Dans chacun des tomes, on est envoûté par la distance entre notre monde et la dimension créée par Andréa Schwartz et en même temps frappé par certaines similitudes : l’auteure travaille notamment sur le patriarcat et le pouvoir relatif des femmes (dans le tome 4 et 5, on peut lire à plusieurs reprises : « le monde pardonnait tout à un joli visage »). Il est également question d’inégalité sociale : « Le monde n’a pas besoin d’autre raison que la volonté des puissants. Les faibles sont broyés sur leur passage ». Mais il est avant tout question de la rivalité entre deux peuples qui ne faisaient qu’un par le passé. Ce qui les différencie physiquement : la couleur de leurs cheveux. Nos sociétés sont-elles si éloignées des deux empires Kel ?

La fantasy permet de développer une vision philosophique poussée du fonctionnement de nos sociétés et cette saga en est un bel exemple.

Les décors du roman brillent de mille feux : les habits féminins (une multitude de couches de couleur différentes se superposant pour donner une impression de vulnérabilité et de sophistication), le maquillage (des ailes de papillon dessinés sur le coin des yeux), les coutumes culturelles (des instruments tels que le qa, instrument à corde). On a presque l’impression d’être plongé en Chine impériale.

En tout cas, Andréa Schwartz est une auteure prolifique et c’est tant mieux ! Son imagination débordante ne manquera pas de vous transporter. Enfin, l’éditeur a fait un bon travail d’illustration pour les couvertures, ce qui ne gâche pas le plaisir.

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